Adrenalin Labatec 0,1 mg/mL, solution injectable en seringue pré-remplie

Composition

Principes actifs

Adrenalinum ut Adrenalini tartras.

Excipients

Natrii chloridum, acidum hydrochloridum aut natrii hydroxyidum, aqua ad iniectabilia.

Forme pharmaceutique et quantité de principe actif par unité

Solution injectable en seringue pré-remplie (i.v., intra-osseuse, endotrachéale).

1 seringue pré-remplie de 10 ml contient : adrenalinum 1 mg ut adrenalini tartras (0,1 mg/ml).

Indications/Possibilités d’emploi

Réanimation cardiopulmonaire.

Anaphylaxie aiguë chez l’adulte.

Posologie/Mode d’emploi

L’adrénaline intraveineuse est réservée aux professionnels de santé expérimentés dans l’administration et la titration des vasopresseurs dans le cadre de leur pratique clinique ordinaire.

 

Réanimation cardio-pulmonaire

 

Administration de 10 ml (1 mg) de solution d’adrénaline au 1:10’000 (1 mg), par voie intraveineuse ou intra-osseuse, répétée toutes les 3 à 5 minutes jusqu’au rétablissement de la circulation spontanée.

La voie endotrachéale ne doit être utilisée qu’en dernier ressort, si aucune autre voie d’administration n’est accessible, à une dose de 20 (2 mg) à 25 ml (2.5 mg) de solution au 1:10’000 (soit l’équivalent de 2 à 2,5 mg).

En cas d’arrêt cardiaque suivant une intervention de chirurgie cardiaque, l’adrénaline est administrée par voie intraveineuse à des doses de 0,5 ml (0,05 mg) ou 1 ml (0,1 mg) de solution au 1:10’000 (0,1 mg /ml), avec beaucoup de prudence et en dosant jusqu’à obtention de l’effet souhaité.

 

Anaphylaxie aiguë :

 

Titrer l’adrénaline intraveineuse en administrant des bolus de 0,5 ml (0,05 mg) de solution au 1:10’000 (0,1 mg/ml) selon la réponse.

 

Pédiatrie:

Ce médicament n’est pas adapté pour délivrer une dose inférieure à 0,5 ml (0,05 mg)  et ne doit par conséquent pas être utilisé par voie intraveineuse ou intra-osseuse chez les nouveaux nés et les enfants de moins de 5 kg.

 

Arrêt cardiaque chez l’enfant :

 

Voie intraveineuse ou intra-osseuse (au-dessus de 5 kg de poids corporel uniquement) : 0,1 ml/kg (0,01 mg/kg) de solution d’adrénaline au 1:10’000 (0,1 mg/ml)  jusqu’à une dose unique maximale de 10 ml (1 mg) de solution au 1:10’000 (0,1 mg/ml), répétée toutes les 3 à 5 minutes jusqu’au rétablissement de la circulation spontanée.

La voie endotrachéale ne doit être utilisée, quel que soit le poids, qu’en dernier ressort, si aucune autre voie d’administration n’est accessible, à une dose de 1 ml/kg  (0,1 mg/ml) de solution au 1:10’000  (0,1 mg/ml) jusqu’à un maximum de 25 ml (2,5 mg) de solution au 1:10'000 (0,1 mg/ml).

 

Contre-indications

Hypersensibilité connue à l'adrénaline ou à un excipient, lorsqu’il existe une autre présentation d’adrénaline ou un autre vasopresseur est disponible.

Mises en garde et précautions

Adrenalin Labatec 0,1 mg/ml sans sulfite, solution injectable en seringue pré-remplie, est indiqué comme traitement d’urgence. Un suivi médical est nécessaire après l’administration.

 

Pour une administration intramusculaire, une solution à 1 mg/mL (1:1’000) doit être utilisée.

 

Dans le traitement de l’anaphylaxie et chez d’autres patients ayant une circulation spontanée, l’adrénaline intraveineuse peut provoquer une hypertension menaçant le pronostic vital, une tachycardie, des arythmies et une ischémie myocardique.

 

L’utilisation d’adrénaline intraveineuse est réservée aux professionnels de santé expérimentés dans l’administration et la titration des vasopresseurs dans le cadre de leur pratique clinique ordinaire. Les patients qui reçoivent de l’adrénaline IV nécessitent au minimum une surveillance continue de l’ECG, de l’oxymétrie de pouls et mesures fréquentes de la tension artérielle.

 

Le risque de toxicité est augmenté dans les situations suivantes:

Hyperthyroïdie

Hypertension

Maladies cardiaques structurelles, arythmies cardiaques, cardiomyopathie obstructive sévère

Insuffisance coronarienne

Phéochromocytome

Hypokaliémie

Hypercalcémie

Insuffisance rénale sévère

Maladie vasculaire cérébrale, lésions cérébrales organiques ou artériosclérose

Patients prenant des inhibiteurs de la monoamine oxydase (IMAO) (voir rubrique « Interactions »)

Patients prenant des médicaments concomitants qui produisent des effets additifs ou sensibilisent le myocarde aux actions des agents sympathomimétiques (voir rubrique « Interactions »)

 

L’utilisation prolongée d’adrénaline peut entraîner une acidose métabolique sévère en raison des concentrations sanguines élevées d’acide lactique.

 

L’adrénaline peut augmenter la pression intraoculaire chez les patients atteints de glaucome à angle fermé.

 

L’adrénaline doit être utilisée avec prudence chez les patients atteints d’hyperplasie prostatique avec rétention urinaire.

 

L’adrénaline pouvant causer ou aggraver l’hyperglycémie, la glycémie doit être surveillée, en particulier chez les patients diabétiques.

 

L’adrénaline doit être utilisée avec prudence chez les patients âgés.

 

L’adrénaline ne doit pas être utilisée au cours du deuxième stade du travail (voir rubrique « Grossesse, Allaitement »).

 

Interactions

Différents médicaments potentialisent l'effet des catécholamines:

-guanéthidine: son administration au long cours entraîne une hypersensibilisation des cellules effectrices, avec accentuation de l'effet des catécholamines;

-antidépresseurs sérotoninergiques-adrénergiques : hypertension paroxystique avec possibilité d’arythmie (inhibition de l’entrée des sympathomimétiques dans les fibres sympathiques).

-agents sympathomimétiques : l’administration concomitante d’autres sympathomimétiques pourrait augmenter la toxicité en raison des effets additifs possibles.

-inhibiteurs de la MAO: ils provoquent une accumulation de catécholamines par inhibition de l'enzyme MAO mitochondriale. L'activité normale de l'enzyme est restaurée après 10-15 jours;

-antidépresseurs tricycliques: ils diminuent l'inactivation des catécholamines par inhibition de sa réentrée dans les dépôts pré-synaptiques. L'effet de l'adrénaline s'en trouve donc potentialisé;

-sels de lithium: ils font diminuer le potentiel de repos en intervenant sur le système conducteur. Avec l'adrénaline, ils peuvent déclencher des arythmies;

-hormones thyroïdiennes;

-certains antihistaminiques (diphénhydramine, dexchlorphéniramine).

 

L'adrénaline diminue l'effet des antidiabétiques sur la baisse du taux du sucre.

 

L'administration concomitante d'adrénaline et d'α-bloquants produit une inversion de l'effet (baisse de tension).

 

Les phénothiazines inhibent l'effet de l'adrénaline.

 

Les alcaloïdes de l'ergot de seigle peuvent également inhiber l'effet de l'adrénaline sur la tension, vu leur propriété de bloquer l'effet adrénergique.

 

L'administration concomitante d'anesthésiques locaux peut provoquer une potentialisation réciproque.

 

L'administration simultanée d'adrénaline et de propanolol et d'autres bêta-bloquants peut provoquer une bradycardie et une hypertension grave.

 

Le danger d'apparition de troubles du rythme cardiaque et d'œdème pulmonaire causés par l'adrénaline est potentialisé par une narcose simultanée à l'halothane, particulièrement lors d'hypoxie.

 

Grossesse, Allaitement

Grossesse

Des études chez l'animal ont montré des effets tératogènes. Des études contrôlées chez l'humain pendant la grossesse n'existent pas, toutefois l'adrénaline traverse la barrière placentaire et peut provoquer chez le fœtus tachycardie, extrasystoles, des bruits cardiaques plus durs ainsi qu'une anoxie fœtale. De ce fait l'adrénaline ne devrait être administrée pendant la grossesse que si c'est clairement indispensable.

L’adrénaline inhibe habituellement les contractions spontanées (ou celles induites par l’ocytocine) de l’utérus chez la femme enceinte et peut retarder le deuxième stade du travail. À une dose suffisante pour réduire les contractions utérines, l’adrénaline peut provoquer une période prolongée d’atonie utérine avec hémorragie. Pour cette raison, l’adrénaline parentérale ne doit pas être utilisée au cours du deuxième stade du travail.

 

Allaitement

L'adrénaline passe dans le lait maternel. L’allaitement doit être évité chez les mères qui reçoivent de l’adrénaline.

 

Effet sur l’aptitude à la conduite et l’utilisation de machines

Les conducteurs de machines devraient tenir compte du fait que le médicament peut provoquer de légers troubles de la concentration et restreindre les capacités de locomotion.

Effets indésirables

Troubles du métabolisme et de la nutrition

Fréquents (>1/100, <1/10): hyperglycémie.

En cas d'administration prolongée et/ou de fortes doses, une acidose métabolique grave pourrait se manifester.

Fréquence indéterminée : hypokaliémie.

 

Affections psychiatriques

Fréquents (>1/100, <1/10): agitation, anxiété.

Fréquence indéterminée : peur, hallucinations.

 

Affections du système nerveux

Fréquents (>1/100, <1/10): tremblements, céphalée, vertige.

Fréquence indéterminée : syncope.

 

Affections oculaires :

Fréquence indéterminée : mydriase.

 

Affections cardiovasculaires

Fréquents (>1/100, <1/10): tachycardie, troubles du rythme cardiaque, extrasystole pouvant évoluer en fibrillation ventriculaire, hypertension, palpitations, angine de poitrine.

Rares (>1/10'000, <1/1'000): l'adrénaline peut être à l'origine d'une fibrillation ventriculaire.

En cas d'administration prolongée et/ou de fortes doses, des nécroses du myocarde («infarctus du myocarde») pourraient se manifester.

 

Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales

Fréquence indéterminée : dyspnée.

 

Affections gastro-intestinales

Fréquents (>1/100, <1/10): nausée, vomissement, aptyalisme.

En cas d'administration prolongée et/ou de fortes doses, des nécroses gastro-intestinales pourraient se manifester.

 

Affections de la peau et du tissu sous-cutané

Fréquents (>1/100, <1/10): sueur.

 

Affections du rein et des voies urinaires

En cas d'administration prolongée et/ou de fortes doses, des nécroses rénales pourraient se manifester.

 

Troubles généraux et anomalies au site d’administration

Fréquence indéterminée : transpiration, faiblesse.

Des injections locales répétées peuvent produire une nécrose au niveau des sites d’injection résultant d’une constriction vasculaire.

 

 

Surdosage

Le surdosage peut amener des arythmies cardiaques, des hémorragies cérébrales et des œdèmes pulmonaires. On peut le combattre par blocage α et β-adrénergique combiné, par exemple avec du Labetalol. L'emploi de vasodilatateurs rapides, p.ex. de nitroprussiate peut être recommandé, si l'on ne dispose d'aucun antagoniste spécifique.

Propriétés/Effets

Code ATC

C01CA24

Mécanisme d’action

L'adrénaline, une amine sympathomimétique, agit au niveau des récepteurs adrénergiques alpha et bêta. La substance agit essentiellement sur le système cardiocirculatoire, le système respiratoire (les bronches) et sur le métabolisme.

 

Pharmacodynamique

A faibles doses, l'adrénaline fait augmenter la contractilité du myocarde, l'excitabilité du système conducteur (stimulation bêta) et le retour veineux (vasoconstriction), et elle abaisse la résistance périphérique (effet bêta 2). L'excitation des bêta-récepteurs bronchiques entraîne une bronchodilatation. A des doses plus élevées (plus de 5 µg/min), on assiste à un effet de stimulation progressive des alpha-récepteurs, avec augmentation de la résistance vasculaire systémique. La réponse des artères coronaires dépend de la dose administrée: une dose faible entraîne une dilatation coronaire; une dose élevée entraîne une vasoconstriction coronaire. L'administration d'adrénaline entraîne des modifications métaboliques importantes: augmentation du métabolisme basal, de la glycémie, activation de la glycogénolyse, inhibition de la néoglucogenèse et activation de la lipolyse.

Efficacité clinique

Aucune donnée disponible.

Pharmacocinétique

Absorption

Le taux sanguin efficace d'adrénaline est assuré par une injection sous-cutanée ou intramusculaire. La réponse produite par voie parentérale est rapide, la durée d'action brève.

Distribution

Après administration par voie intraveineuse, l'adrénaline est distribuée rapidement dans le cœur, la rate, les tissus glandulaires et les nerfs adrénergiques. La liaison aux protéines plasmatiques est environ 50%. La concentration de l'adrénaline dans le plasma diminue de façon bi-exponentielle avec un taux de clearance moyen de 9,4 l/m (4,9 l/minute – 14,6 l/minute). La demi-vie de la phase bi-exponentielle rapide et celle de la phase lente se situent autour de 3 minutes respectivement 10 minutes. L'adrénaline ne traverse pas la barrière hématoencéphalique, par contre elle traverse la barrière placentaire et apparaît dans le lait maternel.

Métabolisme

L'adrénaline est rapidement dégradée après sa résorption ou son injection i.v. Sa durée d'action est de 90-120 sec. L'adrénaline est métabolisée en premier lieu au niveau du foie, mais en partie également au niveau des cellules nerveuses et d'autres tissus. Principalement dans le foie, l'adrénaline (env. 70%) est inactivée par méthylation sous l'effet de l'enzyme cathécol-o-méthyltransférase (COMT) et ainsi transformée en métanéphrine. Le 25% environ de l'adrénaline et de la métanéphrine sont oxydés et desaminés par l'enzyme monoamine-oxydase (MAO). Les métabolites principaux sont la métanéphrine, l'acide 4-hydroxy-3-méthoxymandélique (VMA) et l'acide 3,4-dihydroxy-mandélique.

Élimination

Les métabolites et la substance mère non métabolisée (env. 5%) sont éliminés par voie rénale principalement sous forme de leurs glucuronides ou autres conjugués.

Cinétique pour certains groupes de patients

Le métabolisme de l'adrénaline peut être entravé dans le cas d'affections hépatiques, en particulier de celles inhibant les activités enzymatiques de la catécholamine-O-transférase et la monoamine-oxydase.

Données précliniques

Il n'existe pas de données précliniques relevantes pour l'application du médicament.

Remarques particulières

Incompatibilités

Les seringues pré-remplies sont prêtes à l'emploi et ne doivent pas être mélangées à d'autres médicaments.

Stabilité

Le médicament ne peut être utilisé au-delà de la date imprimée sur l'emballage avec la mention «EXP».

La préparation ne contient pas de conservateur. Pour des raisons microbiologiques, la préparation prête à l’emploi doit être utilisée immédiatement après ouverture du sachet dans lequel se trouve le blister. La seringue pré-remplie est à utiliser chez un seul patient. Jetez la seringue après usage. Ne pas réutiliser.

Remarques particulières concernant le stockage

Adrenalin Labatec 0,1 mg/ml est à conserver à température ambiante (15–25 °C) dans l’emballage original à l’abri de la lumière et de l’oxygène (le blister contient un sachet absorbant l’oxygène). Tenir hors de portée des enfants. Ne pas congeler.

Remarques concernant la manipulation

Le contenu d'un blister non ouvert et non endommagé est stérile et il ne doit pas être ouvert avant utilisation. La surface externe de la seringue est stérile jusqu’à l’ouverture du blister. Vérifier l’intégrité du blister avant utilisation.

Inspectez visuellement le produit avant l’administration pour déceler la présence de particules ou d’une coloration anormale. Seule une solution limpide et incolore dépourvue de particules ou de précipités doit être utilisée.

 

 

1) Déchirez le sachet en aluminium à la main uniquement le long des encoches préformées. Ne pas utiliser d’instruments tranchants pour ouvrir le sachet.

Sortir la seringue pré-remplie du blister stérile.

2 Image 10

2) Pousser le piston pour décoller le joint. Le procédé de stérilisation peut avoir fait adhérer le bouchon au corps de la seringue.

 

3 Image 14

3) Tourner le capuchon protecteur pour rompre l’embout de scellage. Ne pas toucher le raccord Luer nu afin d’éviter toute contamination.

 

4 Image 17

4) Vérifier que l’embout de scellage de la seringue a été complètement ôté. Si ce n’est pas le cas, remettez le capuchon en place et dévissez à nouveau.

 

5 Image 20

5) Purger l’air en poussant légèrement sur le piston.

 

6) Connecter la seringue au dispositif d’accès vasculaire ou à l’aiguille. Pousser sur le piston pour injecter le volume souhaité.

 

Numéro d’autorisation

66396 (Swissmedic).

Présentation

Adrenalin Labatec 0,1 mg/ml, seringue pré-remplie de 10 ml : 1, 10 (B)

Titulaire de l’autorisation

Aguettant Suisse SA

Route de Jussy 35,

1226 Thônex

Suisse

Mise à jour de l’information

Juin 2017.